1.2.05

Elle et Lui – suite

Anatole s'enfonça dans les buissons pour filer un trait et snifé le parfum d’un chèvrefeuille en fleur, il shouf, tout près de sézig, le mur du château de si mauvaise réputation.
Il fut grimper d'une anxiété comaque, il entendit Anana qui faisait la goualeuse dans la clairière.

Mon zosiau au rouge manteau
Goual, goual dans le sky si beau
Goual ma colombe, oiseau des braves
Chante, goual, joli oiseau au beau dergeot

Anatole se pointa vers Anana, mais stupeur de chiote, elle venait d’être transformée en statut frigide, par l’infernal dispositif installé par la tartouse, ce système, ce piège à con magnétique, avait cambio la jeune môme en body figé, elle s’était fait bourriquer par la drôlesse pour pas une tune.
Dans les arbres, les volants perchés poussaient des goualantes comme des dingues.

Une chouette aux quinquets comme des luisants, qui sortaient de derrière la futaie, vint comme une bignole tourner trois fois autour de l’abricot de Nana, poussant son ululement.
Hou, Houhouou...!
Anatole ne pouvait plus faire le moindre mouvement, lui aussi il était gelé, statufier, plus question de faire un aller-retour sur le bénitier poilu d’Anana.
Figer, comme un poireau... Il ne pouvait plus arquer ses patins, ni dégoiser

Le dardant avait complètement tiré le rideau derrière l’horizon.

La chouette vola vers un gros chêne touffu. De derrière le tronc du chêne décarra une gravosse toute fauridale, avec une peau jaune et une rougeur à cul sur son terbouif balaise, si balaise que sa face se planquait derrière, elle avait le menton galocher et de grosses ratiches meublaient son trou à soupe.

Elle mâcha un glaviot et crachat d’entre ses ratiches, quelques mots tordus qu’on n’entrave que quick, c’était sûrement le jaspinage des sorcières, d’un geste patron, elle commanda à deux affranchis qui se planquaient derrière elle, de se saisir de cette jeune amazone, elle l’avait reniflé ct’e vioc, sûr que c’était une balaise au plume cette luronne qui c’étai fait faire aux pattes.
Elle guoualera si gros de plaisir, cette tourterelle, quand défrusquer, la tirelire en lumière, un aminche lui filera son tromblon au godot, dit la dabesse, sa paluche flattant l’O’cedar de la fille.

Elle l’embarqua, en la serrant dans une couvrante.

Anatole, avait tout chouquer, mais il ne pouvait, ni tirer des pattes, ni déguouasé quedchi. Pendant le court instant que dura sa paralysie son rossignol avais été décambuté.
Peut après la djoinglo revint, la lune s’esclaffait déjà au bord du bleu sky de la nuita, elle dit d'une voix caverneuse, je te salue, jeune mec, la lune qui balance ces traits sur toi à défais les liens magiques qui te paralysaient.

Anatole se retrouva libre de faire la male, et de jaspiner.

Il se jeta aux groles de cette mitonne, la suppliant de lui rendre sa Anana chérie.

Mais la drôlesse lui retourne en ricanant, que c’est pas de sitôt que sa gonzesse aura son guichet ouvert pour lui, qu’il doit être très heureux d’être resté avec ces targettes libres, tu peux te gaminer ajouta l’affreuse, en ricanant la vioc disparut entre mit les arbres.

Un rouav grossium pris possession de sézig, que vas devenir bibi pensait-il, en mouillant ses quinquets.

Anatole se mit en pèlerin.
Il se rappelait les conseils d’un croulant
C’est quand on est désespéré, qu’il faut berlurer positif et lutter béssif, ces comme ça qu’on tourne la scoumoune.
Parmi les mauvaises nouvelles, il y a toujours un coin positif a exploité.

Il arpenta des plombes et des plombes il arriva enfin dans une paroisse à gadjé choucarde, inconnu de lui, il s’installa avec les peigne-culs, et trouva un turbin pour grailler.
Il voulait rester dans les environs de la cagna où était serrée sa Juliette.

Il fit l’étagère, les cadrans d’horloges, la garde des gigots, pour gagner son plume et sa bouffe.
Il allait souvent snifer l’odeur du vieux château, il ne pouvait s’empêcher de venir voir où était enfermé son bel oiseau, il se l’imaginait soumise au biquage, par des huiles de passage, venu se dégraisser dans le corps d’une raclie jeune et confortable, obligé qu’elle est, de leur sucé le nœud quand ces ouiouine sont arrivés, ça lui tirait la face à l’Anatole.

Une noille, il fit un rêve, en promenant sa fraise dans le muguet, il trouvait une fleur rouge vif à reflet vert, dont le palpitant était une perlouze, très belle, très grosse.

Dans son rêve, il cueillait la pâquerette et fonçait, là où crèche la kalemouille salope, au château des panards. Et bien ma chère, tout ce qu'il touchait de sa fleur était désensorcelé, ainsi il retrouvait sa chère nana Anana.

Le matin mème, sortie du bed, il joua des paturons, à la recherche d'une fleur itou. Il la chercha sans débander, dans les bois et les prés et, enfin, à l'aube du neuvième jour, il trouva la pâquerette rouge à reflet vert.

Elle avait en son mitant une goutte de nature, aussi balaise et brillante qu'une perle, une goutte de rosée, c'est magnifique sous le kamesko du matin, yes les cops, bien plus chouétar qu’une perle du mec Cartier.

Il traîna ses panards et sa fleur, sur la route, arriva au château, quand Anatole approcha à moins de cent paturons du gourbi de la d’jingla maquerelle, il ne fut pas collé le derge au sable, comme la première fois, il put s'avancer jusqu’à la battante de la casbah à plaisir.

Anatole était tout jouasse, il était sûr de lui, il a raison quand on attend le bon moment, quand on est déterminé, on agit efficacement, à lui la deuxième manche.

A suivre...

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