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© Georges Starckmann, Artiste Plasticien

Le voleur était un étranger au quartier. Il appelait le théâtre où il faisait travailler les ombres volées aux passants "Caracouse", mais ce nom, il le garda pour lui, pour cette raison ce nom, n'est pas connu du publique.
 
Les citoyens ont continué à appeler ce spectacle "ombres chinoises" alors qu'elles avaient été volées à des citoyens français.
 
Elles avaient une vraie vie ces ombres, avec tout de même une différence, I'usurier de la rue des Rosiers ne voulait pas les prendre en garantie, pour prêter de l'argent à leurs propriétaires.
 
Il disait qu'elles n'étaient pas sûres, trop fuyantes, prompt à disparaître disait-il, et un citoyen qui n'a plus son ombre avec lui, ne peut être sérieux et perd de sa valeur. Il disait qu'une ombre, ça disparaît quand le soleil se cache.
 
Mais elle revient toujours, on peut compter sur elle, assument les citoyens privés de leurs ombres.
 
Mais, quand elle est volée, cela devient un réel problème pour la société.

Ce financier fit savoir à tous, qu'il ne prêtera jamais de sous, à ceux qui n'avaient plus d'ombre !
Il a tord ce financier, une ombre n'abandonne jamais son maître.
Elle se cache, certes, mais revient toujours, derrière son propriétaire.
 
© Georges Starckmann, Artiste Plasticien

 



Textes et photos © Georges Starckmann

© Michel Kisinis


Le voleur d'ombres

Histoire de l'homme qui volait les ombres,
traînant sur les murs du quartier Saint-Gervais.

Georges Starckmann, Artiste Plasticien - Peintre - Sculpteur